Amélie Nothomb : Les catilinaires

Les catilinairesNote  : 5/5

En ce moment nous trouvons quelques perles à lire à la bibliothèque du coin, comme précédemment avec « En panne sèche« . Cette fois, on m’a rapporté un livre d’Amélie Nothomb (qui est je vous le rappelle l’un de mes auteurs préférés). C’est un livre édité en 1995, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire : Les catilinaires.

C’est par un après-midi maussade, que j’ai commencé à lire ce livre et je n’ai plus pu m’arrêter. Le soir même je l’avais dévoré tout entier. Ce roman psychologique est captivant.

Un couple de retraité emménage dans un endroit idyllique. Enfin, le croient-ils avant de faire la connaissance de leur voisin. Un grossier personnage qui s’incruste chez eux, tous les jours à la même heure. Le climat de terreur s’installe dans leur propre maison à cause du harcèlement moral très vicieux de leur voisin. Son air mécontent, son mutisme et les manières rustres sont autant éléments qui pousse le couple à se défendre par des monologues improbables. De quoi est-on capable dans ce genre de situation ? Notre nature « civilisé » est-elle remise en cause ? Comment trouveront-ils la paix ? Le bonheur est-il alors possible ?

prologue : « Ma femme et moi pensions avoir atteint le port. Personne ne viendrait déranger notre solitude dans ce coin perdu au fond de la forêt. Mais il ne faut jamais se croire hors de danger : l’ennemi guettait, en la personne de notre voisin.
Méfiez-vous des voisins, surtout s’ils se taisent avec autant d’obstination que Palamède Bernardin. »

Définition : La catilinaire est de manière générale un discours violent à l’encontre de quelqu’un.
Synonymes : Diatribe, Discours, Harangue, Philippique, Réquisitoire, Satire, Sortie véhémente…

Amélie Nothomb : Ni d’Eve Ni d’Adam

Ni d'adam ni d'ève Amélie NothombNote : 4/5

J’avais oublié la lecture depuis Versus, mais j’ai repris cette douce aventure avec une de mes auteur favorite que j’ai eu la chance de découvrir comme beaucoup avec Stupeur et tremblements. Cette romancière belge atypique adepte des courts romans est aussi facile à lire qu’à apprécier.

Ni d’Eve ni d’Adam relate son voyage au Japon en se fondant sur sa rencontre avec un  Tokyoïte, un jeune garçon aux multiples qualités : gentil, attentionné… Mais alors que cet homme semble le mari idéal, c’est avec un détachement subtil et une pointe d’ironie qu’Amélie nous parle de cet amour.

Ce livre, au ton intime, est un délice d’humour, de légèreté et de vivacité. En lisant ces pages, impossible de ne pas ressentir le doux parfum du Japon, la beauté des paysages… On partage l’affection d’Amélie pour ce pays hors du commun. On pourrait facilement se laisser tenter à aller voir le Mont Fuji ou encore l’île de Sado en évitant soigneusement de manger les poulpes vivants…

Guilda Piersanti : Vert palatino

Vert Palatino Gilda PiersantiL’envie de lire m’ayant été donnée par « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates », j’ai sauté sur le premier livre qui se présentait à moi.

Et c’est tombé sur ce policier bien ficelé où les histoires se croisent et s’entremêlent. (Rien à voir avec le roman précédent.)

On est tour à tour embarqué au cœur de la police criminelle de Rome avec Mariella De Lucas, d’une mafia tenue d’une main de fer par « l’Innommé » et enfin d’une fouille archéologiques, théâtre de scènes mélo-romantico-dramatique.

Les crimes semble tous mener à Corviale, un monstre architectural qui aurait dû être une ville vivante aux abords de Rome, mais qui ne ressemble finalement qu’à une lugubre cité. Ici vivent, les parents du jeune homme assassiné membre d’un réseau pédophile et la famille Longo dont la fille Sara a disparue.

Dès le début, Mariella De Luca est en pleine enquête, sous une pluie torrentielle de printemps  et, alors que l’Italie est plongée devant son poste de télévision pour vivre intensément la « Scudetto 2001″ (Championnat de Fooball d’Italie).

Sans aucun doute un bon moment de lecture.