La vie des jeunes filles par Olivier Bardolle

La couverture se veut provocante avec cette image de jeune fille esthétiquement parfaite, peu vêtue et à l’air si innocent. Il s’agit en fait d’Eugénie Chidlin, jeune écrivaine et fan de cosplay. Olivier lui donne la parole pour expliquer ce qu’est le Cosplay… Voilà comment commence cet essai sur la vie des jeunes filles.

Un texte décapant sur notre société de consommation où nous nous reconnaîtrons tous. Car oui, il faut l’avouer, nous sommes tous un peu des jeunes filles, hommes, femmes, jeunes ou vieux. Ce livre fait sourire et réfléchir à l’avenir de notre société. Lire la suite

La cité interdite

Dans ce recueil de nouvelles, François Gibault explore les vices de l’humanité.

Nous partons à la rencontre de ces personnages presque réels. Certains sont prêts à bouleverser leur vie avec plus ou moins de succès. Mais, d’autres s’abandonnent à un destin malheureux, parfois les poussant au suicide ou à une mort stupide.

Résumé Lire la suite

Tout autour des Halles quand finissait la nuit

Sur le thème de la seconde guerre mondiale, « Tout autour des Halles quand finissait la nuit » de Gérard Landrot, éditée par l’Éditeur, est un livre qui nous ramène au cœur de Paris de l’occupation à la libération. Il nous rappelle qu’en temps de guerre, même celui qui souhaite seulement survivre tant bien que mal, doit faire des choix parfois malheureux.

Résumé du livre par l’Éditeur :

« Après avoir été violée par son oncle, Hermine S., dite Mimine, se retrouve Lire la suite

Le plus bel endroit du monde est ici de Francesc Miralles

Le plus bel endroit du monde est ici aux éditions « fleuve noir » selon Francesc Miralles et Care Santos.

Synopsis :

Iris a trente-six ans et des idées noires plein la tête. Ses deux parents viennent de mourir dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d’un café auquel elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, « Le plus bel endroit du monde est ici », éveille sa curiosité. À l’intérieur, il ne reste qu’une table libre, l’homme derrière le comptoir l’invite à s’y asseoir. Sans trop savoir pourquoi, Iris se laisse guider et fait bientôt une rencontre touchante, inoubliable, magique… Il s’appelle Luca, il est italien et, pendant six jours d’affilée, ils vont se retrouver dans cet endroit hors du temps, loin des soucis du quotidien. Petit à petit, Iris retrouve le sourire. Mais l’après-midi du septième jour, Luca ne réapparaît pas. Iris comprend qu’il ne reviendra plus mais, surtout, qu’il lui a ouvert une porte dont elle ne soupçonnait pas l’existence : celle du bonheur.

Ce livre sorti en septembre 2010, est facile à lire et rythmé par de courts chapitres.

Iris, le personnage principal, est simple et attachante. Elle ne trouve plus goût à la vie, plus qu’au bord de la dépression, elle pense à mettre fin à ses jours. Sa timidité, son travail… tout l’accable. Mais comment trouver le bonheur ? Ce livre est une invitation au bonheur, à apprendre à  connaître ses priorités et se libérer de ses démons.

Un coup de coeur… Non pas pour moi, la découverte du café « Le plus bel endroit est ici » par Iris est bizarre. Tout autant que les gens qui y sont. On comprend vite que c’est un endroit pas comme les autres. C’est bien ce qui m’embête dans cette histoire plutôt réelle dont l’environnement ne colle pas vraiment (le café et ses clients, l’affiche du chien, la brocante des enfants). Il fait appel à des croyances qui ne me touche pas.

Malgré tout, j’avoue que la fin est belle et m’a ravie ! Alors oui, je vous le recommande, il serait bête de passer à côté de ce petit bonheur !!

Antoine Chainas : Versus (avis)

Versus Antoine ChainasMon expérience des romans noirs et policiers va s’arrêter là, du moins pour le moment. Mon cerveau ayant besoin de retrouver ses pleines capacités de « positivitude » et de « joyeusisme » du côté lecture tout du moins. Fini les macs, les réseaux, les meurtres, la violence… Mais ce n’est pas que je n’ai pas aimé ce livre, ça n’a rien à voir. Juste une envie de changement comme ça me prend assez souvent.

Mais je reviens au sujet du jour, le livre, Versus écrit par Antoine Chainas. Je viens de finir un livre de presque 650 pages. Ne comptez pas sur Versus pour vous remonter le moral. C’est 650 pages de violence, de haine, de traque, mais aussi 650 pages de descriptions, surement un peu trop de descriptions à mon goût mais elles ne sont pas anodines. Elles font partis de l’univers du livre et nous permettent de rentrer bien plus dans sa mécanique.

L’inspecteur Natuzzi, le personnage principal est détestable. Il est raciste, homophobe, misogyne… et j’en passe car la liste est trop longue. Il est néanmoins possible d’entrevoir des côtés positifs à certains moments, mais son côté noir reprend vite le dessus. Il est accompagné d’un coéquipier, un débutant, un peu naïf qui se laisse facilement manipuler tour à tour par Natuzzi et par des policiers, des confrères peu scrupuleux.

L’histoire est quand à elle complexe. On se demande où Natuzzi et son coéquipier vont nous emmener et c’est chaque fois une surprise, un étonnement… Bref rien de classique, rien de ce que j’aurais pu lire ne me rappel cet univers. Un univers glauque, misérable, sombre et violent, où la perversion de l’âme est inévitable, car personne n’est bon. Celui qui est gentil nie forcément sa noirceur.

Le réalisme qui se dégage de la vision peu glorieuse de notre société, que nous propose Antoine Chainas, est frappante. Cette vision du milieu policier, de la rue, des vices et de la normalité dans notre société est mise en cause. Enfin, ce livre ne fait pas dans le politiquement correct et c’est tant mieux car ça lui va bien.

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